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Le sevrage

Stratégie de soins
Syndrome de sevrage
Cures ambulatoires
Cures en hopital
Les méthodes
Recommandations

Aucune méthode de traitement ne garantit un rétablissement sans faille.

Dans le cas de l'alcool comme pour n'importe quelle drogue, la motivation reste le facteur déterminant de la réussite.
Toutes les études concernant les résultats obtenus à la suite d'un traitement n'arrivent pas à démontrer la supériorité d'une approche sur une autre.

Qu'il s'agisse d'une psychothérapie individuelle ou de groupe, d'un traitement en institution, de consultations en service externe ou encore du recours à un groupe d'entraide, il n'existe pas de statistiques officielles indiquant le pourcentage d'efficacité de ces différents types d'intervention. Mais en général, les proportions se répartissent assez également: 1/3 de rémission, 1/3 d'amélioration (réduction de la consommation) et 1/3 d'échec.

Environ 60% des gens qui se présentent en traitement connaîtront au moins une rechute. Cela ne veut pas dire que tout est perdu, au contraire!

II faut plutôt percevoir la rechute comme une expérience, une occasion d'analyser ce qui a pu se produire.

En fait, les rechutes font partie de l'apprentissage de la sobriété.

Le travail de réadaptation aide à identifier les signes avant-coureurs d'une rechute.

Et quand on est capable de la pressentir, ça donne un meilleur moyen de contrôler les événements, ça permet de s'arrêter et de faire un choix.


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Stratégie de soins

En introduction, nous pouvons dire qu'il existe un consensus relativement récent en France: l'alcoolisme est désormais considéré comme une maladie dont le traitement relève de l'intervention médicale et médico-sociale.

Sa prise en charge s'impose d'abord et avant tout au regard des souffrances individuelles, familiales et sociales qu'il entraîne.

Le diagnostic de dépendance a en effet pour corollaire la nécessité d'un sevrage thérapeutique et d'une abstinence totale et durable, car la cicatrice psychobiologique de la dépendance a fait l'objet de preuves expérimentales.

La reconnaissance d’une dépendance – condition sine qua non de la réussite d’un sevrage – aidera l’alcoolique dans la poursuite de son objectif.

Le sevrage thérapeutique ne prend tout son sens que lorsqu'il s'intègre dans une stratégie globale de soins du sujet alcoolodépendant.
Il en constitue une étape incontournable et essentielle.

Il assure la prévention et le traitement des symptômes de dépendance physique et des complications induites par la suppression brutale de l'alcool.

En France, le sevrage est souvent pratiqué au cours d'une hospitalisation de durée variable. On assiste au développement récent d'alternatives ambulatoires ne s'appliquant pas aux cas les plus graves

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Description du syndrome de sevrage

Le syndrome de sevrage associe de façon variable plusieurs types de manifestations.

Dans la grande majorité des cas :

• troubles subjectifs : anxiété, agitation, irritabilité, insomnie, cauchemars ;

• troubles neurovégétatifs : sueurs, tremblements, tachycardie, hypertension artérielle ;

• troubles digestifs : anorexie, nausées, vomissements.


Dans les heures qui suivent, ce tableau peut se compliquer :

• de signes confusionnels ;

• d'hallucinations ;

• de delirium ;

• de convulsions ;

• d'hyperthermie.

Le syndrome est résolutif, spontanément ou sous traitement, en 2 à 5 jours.

Cures ambulatoires
Une grande partie des cures de sevrage peut se faire sans hospitalisation, chez le patient.

Elle permet de ne pas couper le patient de son milieu de vie, milieu au sein duquel il devra ensuite maintenir son abstinence.

La cure ambulatoire se justifie dans les cas suivants :

- refus du patient d'une hospitalisation (appréhension, déni de la gravité du problème),

- absence d'indication formelle d'un sevrage hospitalier

- motivation claire du patient,

- état physique (pas de signes importants de dépendance physique) et état psychologique satisfaisant,

- entourage familial et social de qualité et motivé,

- disponibilité d'une équipe de soignants pour un suivi rapproché pendant les premiers jours.

Avantages du sevrage ambulatoire

- Poursuite de l'activité professionnelle,

- maintien des relations familiales et sociales,

- meilleure acceptation car n'obligeant pas à assumer socialement le statut de malade,

- compatibilité avec un syndrome de sevrage modéré,

- participation du patient et de son entourage.

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Cure en milieu hospitalier
Les indications pour un sevrage en hospitalier sont d’ordre

- somatiques : (complications sévères de la maladie alcoolique),

- d’ordre purement alcoologiques : (conduite d’arrêt en ambulatoire, antécédents de crises convulsives généralisées ou de Delirium Tremens, antécédents de tentatives de suicides)

- d’ordre psychosocial : (véritables situations de crise, demande justifiée de l’entourage).

Avantages du sevrage institutionnel

- Surveillance continue (personnes isolées), - malade soustrait à son environnement (alcool, situations à risque ou conflictuelles), - garantie de la réalité du sevrage et de l'observance des prescriptions, - indication formelle en cas de pathologies intriquées ou de syndrome de sevrage sévère.

Les méthodes
Il s'agit essentiellement d'éviter la survenue d'un syndrome de sevrage avec tremblements, anxiété, au maximum le delirium tremens ou crise d'épilepsie.

En ambulatoire l'arrêt de travail, fréquent, n'est pas systématique.
En hospitalier la durée d'hospitalisation est en moyenne en France de deux à trois semaines.

En ambulatoire un suivi médical quotidien les trois premiers jours, puis plus espacé, est nécessaire.

Le malade et son entourage doivent pouvoir joindre un médecin en cas de survenue d'un événement indésirable.

Un apport en eau par voie orale en ambulatoire, en perfusion en milieu hospitalier, sera entrepris, de l'ordre de trois à quatre litres par jour.

L'arrêt de l'alcool est le plus souvent brutal, mais un arrêt progressif sur une durée de trois jours par exemple est parfois préconisé en ambulatoire.

Un soutien psychothérapeutique est indispensable : médecin, famille, association d'anciens alcooliques ( Alcooliques Anonymes, Vie Libre, etc...) .

Une vitaminothérapie B1, à laquelle sont souvent adjointes les vitamines B6 et B12, est classiquement appliquée.

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Quelques recommandations pendant le sevrage
- l'arrêt de l'alcool peut vous rendre nerveux, tendu, insomniaque, provoquer des sueurs et des tremblements.
Vomissements et diarrhées peuvent survenir.
Votre médecin peut vous prescrire des médicaments permettant de les faire disparaître.

- Vous pourrez avoir soif et devez boire de l'eau ou des jus de fruit sans excéder trois litres de liquide par jour.
Pas trop de café ou de thé : ils contiennent des excitants pouvant perturber le sommeil et vous rendre nerveux.

- Essayez d'éviter stress et contrariété.
L'important est de ne pas céder à la survenue soudaine d'une envie d'alcool :
parlez à un ami, relaxez-vous, partez pour une promenade, écoutez de la musique, prenez une douche etc...