Chercher   Accueil       Contacts    Avertissement    Plan  
La rechute

Retour à la négation
Fuite
Genèse de la crise
Dépresion
Perte de contrôle
Reconnaissance de la perte
Retour à la négation
Réduction des solutions
Phase aigüe de rechute

La rechute ne survient pas au moment où l'alcoolique prend son premier verre.

Il s'agit d'un processus qui débute bien avant que la personne commence à boire.

Avant la rechute, l'alcoolique éprouve de la douleur et de l'inconfort lorsqu'il ne boit pas.

Cette douleur et cet inconfort peuvent atteindre un degré tel que l'alcoolique devient incapable de vivre normalement lorsqu'il ne boit pas.

L'inconfort peut devenir à ce point intolérable que l'alcoolique se dit qu'une consommation ne lui sera pas plus dommageable que la douleur de rester sobre.

RETOUR À LA NÉGATION
Difficultés à gérer son stress et à transiger avec ses émotions.

L'alcoolique devient incapable de reconnaître ce qu'il ressent.

Pour l'aider à supporter ces périodes d'inquiétude, de crainte et d'anxiété, l'alcoolique ignore ou nie ses sentiments.

FUITE ET COMPORTEMENT DÉFENSIF
Il évite toute situation ou toute personne qui le forcerait à se regarder objectivement. L'alcoolique se convainc qu'il ne boira plus jamais. La nécessité de suivre un programme quotidien de réadaptation lui semble alors moins important. L'alcoolique ne parle pas directement de ses préoccupations, mais formule plutôt des jugements personnels sur les comportements de ses amis ou de son conjoint. L'alcoolique devient compulsif ("accroché" ou "rigide") dans sa façon de penser et de se comporter. L'alcoolique commence à passer

plus de temps seul

. Il trouve habituellement de bonnes raisons et de bonnes excuses pour demeurer loin des gens.

Haut de page

GENÈSE DE LA CRISE
L'alcoolique voit la vie comme étant constituée de pièces séparées et dissociées.


Il se concentre sur une partie sans regarder les autres parties ou sans voir de quelle façon toutes ces parties sont inter-reliées.

Les symptômes de dépression commencent à faire leur apparition et à s'installer. La personne a le cafard, se sent triste, apathique, vide de toute émotion.

Il en vient de plus en plus à prendre ses désirs pour des réalités (comment il voudrait que les choses se passent plutôt que de voir comment les choses sont véritablement).

Étant donné que ses plans ne sont pas réalistes et qu'il ne prête pas attention aux détails, ce qu'il planifie commence à échouer. Chaque échec engendre de nouveaux problèmes dans sa vie.

Certains de ces problèmes ressemblent à ceux qu'il avait lorsqu'il buvait.

Il se sent souvent coupable et plein de remords lorsque les problèmes se présentent.
Un sentiment d'échec commence à se développer. L'échec peut être réel ou il peut être imaginaire. De petits échecs sont exagérés et deviennent disproportionnés.

L'alcoolique commence à croire "qu'il a fait son possible et qu'il est incapable de rester sobre".

"La pensée magique" est utilisée (vouloir que les choses aillent mieux sans rien faire pour les améliorer).

Au cours de cette période l'alcoolique est incapable de penser clairement.

Il devient irritable avec les amis, s'emporte facilement.

DÉPRESSION
Au cours de cette période, l'alcoolique devient tellement déprimé qu'il lui est difficile de maintenir sa routine : alimentation irrégulière, absence de désir de passer à l'action, sommeil irrégulier, perte de la routine quotidienne, périodes de grave dépression.

Haut de page

PERTE DE CONTRÔLE DU COMPORTEMENT
Le phénomène de négation est encore très fort et l'alcoolique n'est pas pleinement conscient qu'il peut perdre le contrôle.

Sa vie devient chaotique et de nombreux problèmes surgissent dans divers secteurs de sa vie et de sa réadaptation.

- Participation irrégulière aux groupes d'entraide et à son traitement
- Développement d'une attitude de "je-m'en-foutisme"
- Rejet manifeste de l'aide
- Insatisfaction face à la vie
- Sentiment d'impuissance

RECONNAISSANCE DE LA PERTE DE CONTRÔLE
L'alcoolique cesse de nier la réalité et reconnaît brusquement la gravité des problèmes, à quel point sa vie est devenue incontrôlable et le peu de pouvoir qu'il a pour résoudre ses problèmes. Rendu à ce stade, il est tellement isolé qu'il n'y a plus personnes vers qui il peut se tourner pour chercher de l'aide.

- Apitoiement sur soi
- Possibilité de boire normalement (La consommation d'alcool est alors vue comme une solution saine et rationnelle.)
- Mensonge délibéré
- Perte totale de confiance en soi

RÉDUCTION DES SOLUTIONS POSSIBLES
Au cours de cette phase, l'alcoolique se sent pris au piège par la douleur et son incapacité à s'occuper de sa vie.

Il ne voit alors que trois solutions: la folie, le suicide ou le recours aux drogues.

- Ressentiment déraisonnable
- Interruption de tout traitement et de toute participation aux rencontres des groupes d'entraide
- Sentiment d'être submergé par l'isolement, la frustration, la colère et la tension

PHASE AIGUË DE RECHUTE
Détérioration de tous les domaines de sa vie

L'alcoolique peut devenir incapable de fonctionner dans son travail, sa vie sociale, sa vie familiale et sa vie intime.

Par conséquent, tous les domaines de sa vie subissent le contrecoup de la négligence.

- Consommation d'alcool ou usage de drogues
- Effondrement émotif
- Épuisement physique
- Maladie reliée au stress
- Maladie psychiatrique
- Suicide
- Prédisposition aux accidents
- Perturbation des structures sociales

* Source* Source: L.Marcotte et M.Lecavalier, Connaissances et habiletés pratiques en relation d'aide

Haut de page