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Le mensonge

Le langage de l'alcoolique est un langage à l'envers, son langage obéit au corps.

Tant qu'il est dans le déni de son alcoolisme, le dépendant ment sur sa situation, se ment à lui-même, ment aux autres.

Il utilise des alibis pour justifier sa situation.

La solitude, les soucis, la maladie, tout est prétexte à minimiser, justifier son alcoolisation .

Les mensonges ne sont pas obligatoirement verbaux, se traduisant aussi dans des non dits, des dissimulations.

L'alcoolique cherchera systématiquement à distancier son comportement d'excès par :

- je bois comme tout le monde
- j'arrête quand je veux
- je ne bois que de la qualité
- ……

Ce masquage désespéré de la vérité à lui-même et à l'autre sont ressentis extérieurement comme des contre vérités et donc des mensonges.

Mais le mensonge est, pour le dépendant alcoolique, une attitude " vitale " pour se soustraire au jugement de l'autre.

Ne pas mentir sur son alcoolisme exposerait l'alcoolique à la parole, aux grands discours de l'autre vécus comme autant de jugements et d'interdictions.


" Refuser l'évidence, tant du moins que l'impasse où il se trouve, lui laisse une possibilité de fuite, même illusoire, équivaut à une quête de responsabilité et surtout un sursaut de respectabilité " (Archambault)