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La langage

L'être humain est ainsi fait qu'il parle à l'endroit quand son corps lui obéit mais à l'envers lorsqu'il doit obéir à son corps.

La personne dépendante ne consomme plus l'alcool pour le plaisir, acoompagner un repas, pour fêter mais pour répondre aux demandes pressantes de son corps.

Elle ne peut donc en parler, des blocages surviennent et la consommation d'alcool un acte secret.

Du fait de l'impuissance de communication, les conflits avec l'entourage surviennent, l'entourage et el dépendant s'éloignent peu à peu, alors que justement il a besoin de cet entourage et de sa communication.

Le discours de l'alcoolique se déforme :

- affirmations contraires : " je ne suis pas alcoolique ", " je ne bois pas de vin"
- prétérition
- discours cité : "untel dit que je bois"
- usage du pronom indéfini et non du je : "on a bu deux verres"

L'alcoolique se réduit et est réduit au silence et au mensonge.

La consommation excessive d'alcool ne se raconte pas à l'identique de la sexualité (notion de pudeur voir M. Morenon).

La pudeur dans l'obéissance au corps arrête la parole et oblige le mensonge, le non-dit.

On retrouve ici l'importance majeure pour le dépendant de reconnaître son alcoolisme et de quitter le déni.